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Deux constats s’imposent lorsque l’on commence à réfléchir à la place de la pédagogie au sein de l’enseignement universitaire. D’un côté, la vacuité du débat collectif – à tel point qu’il en paraitrait presque tabou -, et d’un autre la qualité des enseignements et des expériences individuelles. Il n’est donc pas question ici de proposer une révolution, et encore moins de souhaiter remplacer toutes nos pratiques par une utilisation systématique de machines, mais bien de créer une synergie entre les pratiques individuelles, de susciter une réflexion collective et de proposer des solutions nouvelles venant en complément de pratiques déjà bien rodées.

Pour cela, il a été choisi de mettre en œuvre une politique de réflexion et d’innovation au sein de la faculté de physique. Cette politique doit s’articuler selon les axes suivants :

  1. Réflexion. La question de la finalité de l’enseignement doit être débattue, pour pouvoir faire l’objet d’un projet collectif. Par exemple, il faut se demander quel type de savoir on doit communiquer à nos étudiants. Un savoir générique, consistant en techniques d’utilisation des sources pour pouvoir répondre à des questions précises ? Un savoir encyclopédique, permettant de reproduire fidèlement des connaissances apprises lors de cours magistraux ? Bien entendu, entre ces deux extrêmes, la place de l’accès facilité à l’information – mais aussi au copié-collé -, la diversité et le renouvellement du public ainsi que l’évolution de la place de la connaissance et de l’apprentissage dans la société sont des facteur à prendre un compte pour apporter une réponse constructive. Incidemment, la place et la forme de l’évaluation des étudiants devient centrale et se doit d’être repensée.
  2. Recensement et transmission. De nombreux collègues font régulièrement des innovations et des expériences pédagogiques, et il convient de les recenser, les évaluer et si possible les rendre disponibles au plus grand nombre. Il sera mis en place un site interactif, en lien avec celui de la faculté de physique. Une recherche et un suivi des innovations apportées dans d’autres universités, françaises ou étrangères, seront aussi assuré. Cela s’accompagne de l’organisation de séminaires et de l’invitation de spécialistes internationaux – comme actuellement avec Alex Rudolph -. Ces actions s’envisagent en particulier dans le cadre de la formation des nouveaux enseignants – ne serait-ce qu’en leur proposant de participer aux cours de collègues volontaires -, mais également dans la formation continue des enseignants chercheurs, en nous donnant les moyens de découvrir et d’utiliser les expériences collectives.
  3. Expérimentation et mise en place. Il faut donner les moyens à chacun de tester des nouvelles pratiques pédagogiques. Par exemple, l’utilisation de clickers est en cours d’évaluation – en comparant directement différentes pratiques pédagogiques pour une même matière enseignée - et de déploiement au sein d’un parcours de la licence de physique. Mais de nombreux autres aspects sont à étudier, que ce soit l'enseignement par la résolution de problèmes, la mise en œuvre d'unités d'enseignement par projet, l'utilisation de technologies facilitatrices ou simplement l'amélioration de l'articulation cours / TD. Cette liste n'est pas bien entendue pas limitative et chacun peut, et doit, participer à l'enrichir. C'est en maintenant une dynamique dans l'évolution de nos enseignements que nous pourrons relever les défis actuels.
Nicolas Treps, pour le groupe de travail sur l'innovation pédagogique

Ces pages recueillent un recensement (dynamique et en évolution) d'une partie des activités pédagogiques mises en place et expérimentées à la faculté de physique :

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