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Troisième Rencontre - mardi 12 mars 2015, 14h (Salle de l'UFR, 22-23, 1er)

1. Organisation du travail pour l’étude de cas « Physique du mouvement » en L2

La proposition de faire une étude sur l’UE Physique du mouvement et de la raison des résultats plutôt mauvais des étudiants cette année a sollicité l'intérêt des participants aux rencontres. C’est une question difficile qui nécessite d'organiser le travail. Nous allons dédier la première partie de la troisième Rencontre à l’organisation de cette étude : identifier des taches, et les distribuer entre les participants, pour ensuite y revenir la fois d’après avec des éléments concrets et essayer de tirer quelques conclusions.

Quelques pistes : connaître le parcours des étudiants qui ont suivi l’UE. Comparer avec le public de l'UE homonyme de L1. Comparer les TD et le sujet d’examen, les tester. Liens possible avec les nouveaux programmes du secondaire. 

2. Mentorat

Nous essayeront ensuite de faire le point sur l’idée d’associer un nouveau MC à un collègue plus expérimenté (ou même deux collègues plus anciens entre eux) pour des échanges sur l’enseignement, et notamment sur la possibilité que chacun assiste à un ou plusieurs cours de l’autre. Cette pratique pourrait être inclue dans le parrainage déjà en place. Il s'agit donc d’essayer de répondre à la question très concrète de si et comment l’ufr devrait – à notre avis – entreprendre une action pour l’accompagnement pédagogique des nouveaux entrants. 

Une référence à étudier : « Le mentorat en début de carrière : retombées sur la charge professorale et conditions de mise en œuvre d’un programme en milieu universitaire », http://ripes.revues.org/374

Extraits du compte rendu de la troisième rencontre

Sont présents :

Jean-Michel Courty, Patrick Boissé, Laurence Rezeau, Michael Joyce, Catherine Schwob, Arnaud Cassan, Maria Barbi, Xavier Michaut, Philippe Thomen, Simon Ayrinhac

Actualités

L’organisation du colloque « Enseigner la physique à l’université » pour le 6 et 7 juillet avance, la SFP est maintenant sponsor et porteur du projet et les UFR des université impliquées, dont la notre, participent aussi au financement. L’appel à contribution est imminent.

Site : http://epu2015.sciencesconf.org/

1. Etude de cas : L’UE 2P004 Physique du mouvement en L2

Suite aux résultats très mauvais de l’UE Physique du mouvement en L2 cette année, on nous a proposé de faire ensemble une étude de cas pour essayer d’en comprendre les causes  de l’échec d’un si grand nombre d’étudiants et peut-être proposer des pistes pour surmonter ces difficultés. Cette proposition a suscité notre intérêt. On va donc dédier une partie de la Rencontre à l’organisation de cette étude : identifier des taches, et les distribuer entre nous, et une prochaine fois on y reviendra avec des éléments concrets pour essayer d’en tirer des conclusions.

Premiers éléments d’étude émergeant de l’analyse des populations :

On présente une première analyse comparative des profils des étudiants concernés.

Rappel : les étudiants ayant suivi 2P004 sont ceux qui ont suivi Energie & Entropie en L1, et donc ils proviennent du portail PCGI (pour les MIPI, l’ordre des UE est inversé).

La distribution de la note globale 2P004 2014-2015 est très décentrée, avec 23% d’admis, moyenne 34/100, médiane 30/100.

Par comparaison, la note globale pour les MIPI 1P004 2013-2014 donne comme pourcentage d’admis, selon les populations :

PEIP 34%  /  PM 71%  /  MIPI classique 20%  /  MIPI renforcé 8%  /  tous les MIPI 34%

On remarque que la différence n’est pas si grande si on compare aux « MIPI classique ». Et c’est aussi proche des notes de l’UE précédente, proposée aux étudiants de l’ancien parcours PCME. Cependant, la population des MIPI 1P004 en 2013-2014 était particulièrement problématique, avec un très grand nombre d’étudiants inscrits en retard. Il faudra donc refaire l’analyse par rapport aux étudiants MIPI 1P004 de cette année, en fin de semestre. Le public est visiblement plus motivé.

Corrélations avec la provenance des 2P004 2014-2015 :

12 extérieur : moyenne 35

48 L1 PCGI ayant validé sans compensation : moyenne 43

32 L1 PCGI ayant validé par compensation ou en 2 ans ou plus : moyenne 32

Comme on pouvait s’y attendre.

On observe aussi une corrélation positive entre résultats en maths (du L1) et physique, qui persiste lorsqu’on regarde 2P004, mais avec des résultats systématiquement plus mauvais en 2P004.  La même corrélation est observée un peu entre toutes les UE.

A faire : même comparaisons pour les étudiants MIPI qui ont fait le parcours inverse (Physique du mouvement puis Energie Entropie).

L’examen et le programme

On s’interroge ensuite sur le sujet d’examen. Y a-t-il eu un souci avec le sujet d’examen, n’est-il pas adapté ? Avec le programme (notamment pour ce qui concerne les maths, ce qui pourrait expliquer la différence antre les étudiants MIPI (15 ects de maths en L1) et PCGI (seulement 9ects)) ? Est-ce un cas singulier ou un signe ?

Une des taches  sera de lire et comparer le sujet d’examen et les TD.

Certains enseignants nous ont fait savoir qu’ils ont eu l’impression d’avoir insisté sur certains points en TD et d’avoir été surpris de constater lors de l’examen que ce n’était pas acquis.

Il sera donc important d’essayer d’identifier la nature des difficultés (ex : équations différentielles ? vecteurs ?) Des difficultés avec le calcul avec des symboles et pas des chiffres et avec la notion de variable, aussi signalées par les enseignants du secondaire, sont probablement impliquées. Où traite-t-on ces questions ? Le programme de 2P004 est-il trop ambitieux ?

Les textes et la pédagogie

Nous pouvons aussi regarder les textes distribués (poly, sujets de TD) pour mieux évaluer le programme, l’approche, et les comparer à ceux de 1P004 pour identifier des différences qui pourraient justifier un écart dans les résultats (tout en sachant que le programme de L2 est volontairement un peu plus étendu).

Des différences d’organisation pédagogique existent aussi avec 1P004, où le nombre d’heures de cours est plus important mais le cours est grandement occupé par des activités clickers, et le rythme est lent. C’est un aspect à prendre en compte.

(Autre remarque : le manque de travail personnel reste un problème majeur. En 1P004 on va proposer une utilisation de wims pour des devoirs maison.)

(Documents partagés sur Dropbox)

Comment recueillir l’information : interviews

En L1, des sondages d’évaluation des enseignements sont proposés à la fin de chaque semestre. Cependant, si en L1 les étudiants croient d’être obligés d’y répondre, ils ne le font plus en S2, d’où une difficulté importante pour l’évaluation des enseignements en S2 (à résoudre) qui rend difficile une comparaison entre 1P004 et 2P004 pour le moment.

On peut toutefois profiter de l’existence des comités de pilotage en L2 pour avoir une idée du retour des étudiants. Ce retour étant généralement donné de manière confidentielle aux responsables des UE, il faudra passer par les enseignants concernés. 

Nous prévoyons en effet de faire des interviews à la fois des étudiants et des enseignants.

Interviews des enseignants :

Le but est de recueillir, avec des éléments objectifs, leur ressenti, leur évaluation de la situation, des points qui ont posé problème. On pourra poser aussi des questions sur l’approche et l’organisation pédagogique, si les objectifs sont clairement affichés, etc.

Interviews des étudiants : 

 Le but est d’avoir leur point de vue, comprendre la nature de leurs difficultés, etc.

Quels étudiants choisir ? On s’oriente vers les étudiants qui ont eu des résultats raisonnables, mais bien inférieurs à ceux qu’ils ont eu ailleurs. Ils seront plus en mesure, on l’espère, d’identifier les difficultés propres à cette UE. Quelques noms (3 ou 4) d’étudiants ont déjà été identifiées à partir de l’analyse des notes.

Comment organiser et réaliser ces interviews ?

Le choix des questions et la manière dont on les pose sont importants, dans le cas des étudiants comme des enseignants. On propose de partir sur un modèle d’interviews « semi-directives » basées sur la proposition d’un document écrit (le sujet d’examen par exemple), avec des questions ouvertes. Un premier canevas à rediscuter sera proposé prochainement.

Une tache préliminaire essentielle : clarifier la situation avec l’équipe enseignante

Cette idée d’une étude sur les mauvais résultats de 2P004 nous a été suggérée par un des enseignants de l’UE. Si nous décidons de poursuivre, il faut que toute l’équipe enseignante soit informée et consentante. On s’en charge.

En résumé, taches identifiées :

  1. Contacter et informer l’équipe enseignante de l’UE.
  2. Approfondir l’étude du parcours des étudiants qui ont suivi l’UE et comparer avec le public de 1P004
  3. Lire et comparer le poly, les TD et le sujet d’examen, les tester. Prêter une attention particulière au rôle de la formation des lycéens sur le raisonnement et la manipulation des expressions algébriques
  4. Comparaisons avec l’UE 1P004 (pédagogie, contenu, etc.)
  5.  Demander à avoir le retour des comites de pilotages
  6. Concevoir puis faire des interviews des étudiants 
  7. Faire des interviews des enseignants

2. Mentorat

Comme deuxième point, on propose de reprendre la question du mentorat que nous avons abordé la dernière fois, et d’essayer de répondre à la question très concrète de si et comment l’ufr devrait – à notre avis – entreprendre une action pour l’accompagnement pédagogique des nouveaux entrants. Il s’agit donc de faire le point sur l’idée d’associer un nouveau EC à un collègue plus expérimenté pour des échanges sur l’enseignement et notamment discuter la possibilité que chacun assiste à un cours de l’autre (pratique qui pourrait aussi être étendue à tous).

Au niveau de l’UPMC

Pour information : suite à la rencontre avec les nouveaux recrutés, qui ont manifesté un certain mécontentement sur la manière dont ils ont été accueillis et informés, une réflexion est en cours au niveau de la VPF sur la manière d’accueillir et former à la pédagogie les nouveaux entrants. Dans ce cadre, il est aussi question de mettre ne place une sorte da parrainage. Une réunion est prévue pour le 31 mars pour en discuter.

Au niveau de la faculté

On commence par un historique sur les discussions concernant cette question au sein de la faculté : y a longtemps, l’idée de faire des échanges il avait été discuté qu’on pourrait demander aux nouveaux d’aller faire des séances d’observations dans les cours des collègues plus expérimentés et inversement, en échange de l’allègement de service que leur est accordé. A l’époque, l’idée naissait plutôt d’une volonté de promouvoir les clickers. Puisque l’observation des cours des autres semblait être un sujet un peu tabou, l’idée était aussi que de commencer par les nouveaux aurait rendu les choses plus simples.

Dans son entretien avec les nouveaux recrutés, le directeur de la faculté leur parlait d’innovation pédagogique, et leur proposait de faire des observations croisées de cours, en les mettant en relation avec un des collègues plus expérimentés. Les réactions étaient plutôt positives et certains ont effectivement mis en pratique cette proposition, mais il n’a jamais été possible d’assurer le suivi de ce qui se faisait réellement ni de dresser un bilan.

Cette pratique n’a, en revanche, jamais été associée (explicitement) à l’attribution d’un parrain par la commission du personnel, même si un échange peut avoir été fait dans le cadre de certains binômes.

Discussion

Utilité

Remarques de caractère général : les nouveaux recrutés en ont-ils vraiment plus besoin que les autres ? Ce n’est pas sûr. De toutes façons, la question de la réciprocité est importante : il ne faut pas que ce soit un examen du nouveau, ni une démonstration du collègue plus expérimenté. Mais faire ça comme une action pour les nouveaux EC peut permettre de « rompre la glace » et changer d’état d’esprit.

Mais est-ce utile ? Nous pensons que oui. Nous avons tous une palette de pratiques d’enseignement réduite et les échanges ne peuvent qu’être bénéfiques. Ceux d’entre nous qui ont fait cette expérience pour des raisons diverses l’ont trouvé utile et intéressante.

Littérature

Il est utile à ce propos de mentionner quelques éléments tirés de la lecture de l’article sur le mentorat de la revue Ripes (voir un résumé plus loin) :

-       La question de comment choisir le mentor se pose également. Chaque EC cherche un collègue dans son laboratoire, ou on lui attribue un mentor ? C’est la question du mentorat « formel » ou « informel », qui n’est pas tranchée…

-       Malgré les avantages du mentorat informel, le fait que l’institution se charge de la formation et du développement professionnel des personnels, jusqu’à leur attribuer un mentor de manière formelle, est généralement perçu positivement par les nouveaux entrants. Cette action responsabilise les départements et fait en sorte que les nouveaux s’impliquent davantage dans leur institution.

-       Laissées à elles mêmes, les paires mentorales manquent d’envergure et risquent de ne pas « fonctionner ». Un coordinateur est nécessaire pour la planification des rencontres au sein de la paire comme pour des groupes réunissant plusieurs paires,  pour garantir une action extérieure de coordination, incitation et valorisation.

-       Un rôle important est joué par des rencontres régulières (mensuelles) entre toutes les paires mentorales, qui deviennent des moments de partage d’expérience, recherche collaborative de solutions aux problèmes, discussions sur des sujets de méthodologie et pédagogie, création d’une communauté. C’est la création de cette communauté qui est, finalement, bénéfique.

Moniteurs

L’idée su mentorat est intéressante aussi concernant le moniteurs, d’une part pour pouvoir avoir un regard sur ce qu’ils font, d’autre part pour les accompagner et former. Cependant, alors que pour les EC il n’est pas important (voire déconseillé ?) qu’ils partagent les mêmes enseignements, pour les moniteurs il semble plus adéquat (et plus pratique) de faire des échanges au sein de la même UE. On s’orienterait donc vers deux actions différentes.

Organisation possible

On réfléchi à une manière de mettre en place un mentorat au sein de la faculté, avec la question toujours ouverte de comment former les binômes mentor-mentoré. Une possibilité serait d’organiser une réunion en début d’année avec les nouveaux entrants et les collègues qui sont disponibles à former des binômes. On discuterait directement, de manière collective, de cette pratique, et on essaierait de former les binômes, sans exclure la possibilité de formes un peu différentes impliquant par exemples plus de deux personnes. On définirait aussi les modalités précises de l’action. Il faudrait aussi prévoir une réunion de bilan en fin d’année.

Mentor/Parrain ?

Une question se pose quant au positionnement de cette action par rapport à la définition d’un parrain par la commission du personnel. Il ne semble pas très pratique de proposer deux référents. Les devoirs du parrain seraient-ils réabsorbés dans la figure du mentor ?

Mais quel est le rôle réel du parrain ? On propose à la commission du personnel de faire un bilan de cette action de parrainage qui existe depuis un certain temps.

Supplément : Une lecture de l’article « Le mentorat en début de carrière : retombées sur la charge professorale et conditions de mise en œuvre d’un programme en milieu universitaire »  de Paul-Armand Bernatchez, Sylvie C. Cartier, Marilou Bélisle et Claire Bélanger 

L'article : http://ripes.revues.org/374

La lecture : Résumé par Maria Barbi

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