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Compte rendu de la journée thématique La pédagogie inversée : l'inverse de la pédagogie?

par Laurence Rezeau

Les présentations sont en ligne sur le site http://www.promosciences.org

1) Présentation de C. Bertrand responsable de la Mission de la Pédagogie pour l’Enseignement Supérieur et auteur du rapport:http://www.cdul.fr/sites/www.cdul.fr/IMG/pdf_Rapport_Pedagogie_04-2014.pdf

Il y a besoin de repenser les organisations pour s'adapter aux nouveaux publics et en particulier intégrer la formation tout au long de la vie pour faire des formations "centrées sur l'étudiant tel qu'il est et d'où qu'il vienne" et centrées plus sur l'apprentissage que sur la transmission des savoirs.
Il y a une évolution des pratiques pédagogiques qu'il faut soutenir et porter politiquement si on veut que cela ne reste pas ponctuel et que le système évolue.
Dans le cadre de l'accréditation il faut prendre en compte : stratégie de formation, qualité, implication des étudiants, appui aux équipes pédagogiques, innovation pédagogique, place du numérique.
Il est important d'accompagner et de responsabiliser les étudiants et de reconnaître les équipes pédagogiques comme on reconnaît les équipes de recherche.
Dimension RH : il faut reconnaître et valoriser l'activité enseignement des EC. Il faut des évolutions (par exemple, calculer le temps de service en heures CM, TD, TP repose sur un certain modèle pédagogique). Il existe des actions locales (primes par exemple) mais il y a nécessité de faire évoluer la loi. A l'IUF un contingent de postes sera donné sur le critère de l'innovation pédagogique.
Nécessité de former les EC et de renforcer les liens avec la recherche sur la pédagogie universitaire.
Discussion:
- question des moyens : accréditation de projets "soutenables" y compris sur le plan financier et donc a priori pas de moyens supplémentaires.
- immobilier : si on supprime les cours en amphi faut-il encore construire des amphis lors des rénovations de campus ? il faut que les établissement aient une politique globale
- parallèle équipes de recherche vs équipes pédagogiques pas clair, on appartient à plusieurs équipes pédagogiques : oui mais on peut s'inspirer de certaines choses (évaluation) et il est important d'intégrer à l'équipe les ingénieurs pédagogiques et les étudiants.

2) pédagogie inversée:

- un exposé un peu théorique (M Evain, doyen de la faculté de chimie de Nantes qui fait tout son enseignement en classe inversée)
- plusieurs exposés d'exemples (voir les planches quand elles seront en ligne)
Les grandes idées:
On passe de quelques chose de centré sur l'enseignant à quelque chose de centré sur l'étudiant.
L'étudiant fait tout seul la partie apprentissage et vient en cours pour poser les questions et appréhender le plus compliqué.
En pratique: travail sur des livres, polys, videos, animations avant le cours. Tout cela donné de manière dirigiste (ce n'est pas des recherches libres sur internet). Le cours inversé est une méthode, pas une technologie (les vidéos ne sont pas une obligation).
En anglais : FLIP pour
-Flexible environment : apprentissage plus diversifié
-Learning culture : modèle centré sur l'étudiant
-Intentional content : contenu cadré et pensé avant
-Professionnal educators : on ne supprime pas l'enseignant, au contraire, il doit suivre et accompagner plus ses étudiants
Motivation principale des gens qui sont passés à cette pédagogie : limiter le décrochage rapide et motiver les étudiants. Et en gros ça marche avec une baisse du décrochage et une amélioration des résultats avec une baisse des très mauvaises notes.
Nécessité de bien expliquer au début aux étudiants le principe de fonctionnement, d'adapter l'évaluation des étudiants (par exemple intégrer les notes des QCM en ligne à la note de CC).
Possibilité de faire une ou deux séances en pédagogie inversée et le reste en classique (pour essayer ou parce qu'on a un outil video sur un des sujets traités, un film par exemple).
Intérêt des séquences de cours en video : plus proche de la culture des étudiants qu'un poly. Exemple : quand on veut utiliser un nouveau logiciel, maintenant on va plutôt regarder un tutorial en ligne que commencer la doc à la page 1.

Exemples tirés des présentations:
- totalement spectaculaire : l'enseignement de l'anatomie à partir d'animations 3D
- pour un enseignement en amphi : on met les étudiants par groupes de 5-6 et on leur demande de préparer les questions sur ce qu'il n'ont pas compris, ou on leur demande de poser une question au reste de l'amphi (avec boitiers réponse). Comme on ne fait pas le cours, on a le temps de faire ça.

Discussions:
- faut-il recréer ses videos ? oui et non. En anglais on trouve quasiment tout en ligne. Mais en français pas encore, et il faut bien avoir la ressource au bon niveau pour le bon public. exemple : le cours de cristallographie pour chimistes doit être différent de celui pour physiciens, même au même niveau.
- est-ce que cela améliore les apprentissages : oui, il y a une meilleure assimilation parce que les étudiants sont actifs (il y a des recherches qui montrent que le taux d'assimilation passe de 5% pour un cours magistral classique à 90% quand on fait de l'enseignement par les pairs, les étudiants font le cours eux-mêmes, avec toutes les étapes intermédiaires quand ils sont de + en + actifs). Mais cela n'améliore pas les savoirs qui sont fixés par les objectifs du cours.

3) une présentation sur WIMS :

outil collaboratif qui propose des exercices en ligne qui ont le mérite d'être alimentés par un tirage aléatoire, donc on peut faire faire le même exercice à plusieurs étudiants mais avec des données différentes. Il y a beaucoup de maths parce que c'est conçu par des mathématiciens au départ, mais il y a aussi de la physique (électrostatique par exemple). On peut aussi créer des exercices soi-même.

Une remarque personnelle :

tous les intervenants avaient l'air de trouver que réaliser une video est facile, allant du simple commentaire enregistré d'une présentation ppt à des choses plus sophistiquées. Il semble que le fait que faire une video soit une affaire d'état soit une spécificité UPMC. Ceci étant il semble que partout les questions de propriété intellectuelle sur les vidéos soit un casse-tête.

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