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Yves Epelboin, Yves.epelboin@upmc.fr  (Octobre 2013)

Le congrès Educause qui a réuni à Los Angeles plus de 7500 personnes, acteurs du numérique dans les universités, a été une opportunité, grâce à une introduction de R. Katz,  pour visiter deux grandes universités de la région UCLA (University of California Los Angeles) et UCSD (University of California San Diego), 12ème et 14ème dans le classement de Shangai.

Ce document fait le point sur les informations recueillies concernant les MOOC.

Visite à UCLA 

Accueil très chaleureux par J. David, CIO, et son équipe. Les cours filmés sont  nombreux et un certain nombre sont fournis en enseignement à distance sous forme de SPOC (Small Online Private Course). Néanmoins les étudiants, dans leur grande majorité, refusent un basculement entièrement à distance (80%) car l’aspect social de la vie du campus est important à leurs yeux. C'est d'ailleurs un argument qui reviendra partout. L'aspect social du campus est toujours mis en avant.

UCLA est donc prudent sur les MOOC et se place dans une position d ‘attente. La devise est "Wait and see".

Visite à UCSD

Un second accueil très chaleureux par S. Relyea, Vice-Chancellor for External and Business Affairs, UCSD a une attitude beaucoup plus positive envers les MOOC. Les premiers cours ont été ouverts dans Coursera dès janvier 2012. Ils considèrent que les MOOC sont le seul moyen de répondre à l’énorme demande de formation par les couches les plus défavorisées de la pomulation américaine, les latinos notamment. 30% des lycéens n’ont pas un niveau suffisant et pourraient l’acquérir au travers de MOOC. UCSD n'a pas les moyens de construire les amphithéâtres nécessaires à une telle population ni de recruter tous les enseignants.  Les MOOC sont donc la seule solution économique raisonnable bien que leur coût ne doive pas être sous-estimé (un chiffrage jusqu’à 300 000 $ est évoqué).

L’international les intéresse pour favoriser les échanges entre leurs étudiants et l’étranger.

L’efficacité et la rentabilité du dispositif doivent encore être validées.

Les MOOC présentent un grand intérêt en enseignement hybride, pour transformer les pratiques pédagogiques (pédagogie inversée) mais il n’est pas question d’accorder un diplôme. Ils ne sont pas une fin en soi.

UCSD emploie Coursera, Google Course Builder et une solution interne, prochainement edX. Ils croient à l’open source et ne veulent pas être enfermés dans une solution unique. Ils s’intéressent de près à Open edX.

Educause

Un premier point frappe : alors que l’année dernière les communications sur les MOOC remplissaient les plus grandes salles, l’audience est beaucoup plus restreinte cette année. Sur la « hype curve » du Gartner le MOOC chute rapidement. Seuls les industriels, comme Microsoft, restent dithyrambiques.

Les MOOC sont maintenant inscrits dans le quotidien de nombreuses universités. On s’inquiète cependant de leur coût et, dans l’avenir, de la façon de rétribuer les personnels, après l’enthousiasme initial où ils ont fourni gracieusement leurs services. Certains se posent la question de la nécessité de disposer de plusieurs cours sur le même sujet et sur les économies que représenterait une rationalisation.

On discute peu cependant des raisons pour lesquelles les MOOC sont produits : usage interne (SPOC Small Online Private Course), usage public, manière de réduire les droits universitaires à l’entrée en première année d’université… On constate un refus général de l’usage des MOOC comme alternative à l’enseignement sur le campus.

En usage interne (SPOC) il faut vaincre la méfiance des étudiants qui n’apprécient pas de travailler à distance et sont attachés à la vie sur le campus. Le SPOC est donc une solution hybride. Les universités américaines découvrent l’enseignement à distance auquel elles ne se sont pas beaucoup intéressées jusqu’à présent et emploient les MOOC ou les SPOC dans ce but.

De façon générale les universités américaines créent des structures internes pour gérer les MOOC qui sont supportés par des fonds spéciaux en provenance du Président. Leur financement ne provient pas du circuit normal de l’enseignement.

Une communication intéressante a été faite par SUNY (Innovative Instruction Technology Grants, IITG) sur l’emploi d’Open Badges pour suivre l’acquisition des connaissances. Un badge est un objet certifiant qu’on a obtenu une certaine expérience. Il s’accompagne de la description de celle-ci et se trouve, en principe, protégé contre les faussaires. L’usager les acquiert au fur et à mesure de son parcours dans le cours et ils sont inscrits automatiquement dans un port-folio. A la fin du cours l’étudiant dispose d’une série de badges décrivant son activité. Il peut décider ou non de les rendre publics. Le succès à un ensemble de cours se traduit donc par une collection de badges. Cette approche standardisée devrait être considérée avec attention car elle présente un grand intérêt pour la certification.

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