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h1. Juillet 2013 : les MOOC en Europe

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La vision des MOOC évolue rapidement, les publications sont nombreuses. On pourra consulter, en particulier, les références \[4\] pour s’en faire une idée. Ce document est également basé sur une participation à plusieurs conférences et congrès et, en particulier « The summit of MOOC stakeholders » tenu à Lausanne, à l’EPFL, les 6 et 7 juin 2013. Cette réunion restreinte, sur invitation, réunissait les acteurs les plus avancés en Europe avec des représentants de edX et Coursera. J’avais l’honneur de représenter EUNIS (European University Information Systems Organization) et l’UPMC.
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h2. Des MOOCs partout en Europe
Les plateformes d’enseignement classiques (Moodle, Claroline, Sakai,…) ne sont pas employées dans les MOOC massifs, à l’exception de Sakai mais de façon marginale. Ceci s’explique pour plusieurs raisons :

\-       * Nécessité d’une bonne tenue en charge pour toutes les fonctions disponibles. Les LMS (Learning Management Systems) n’avaient pas été envisagés pour des dizaines de milliers d’étudiants dans un même cours et certaines fonctionnalités cessent tout simplement de fonctionner.
* Dimension sociale du MOOC : de nouvelles fonctionnalités sont nécessaires pour travailler entre pairs, se juger entre étudiants et obtenir des accréditations progressives (badges). Les LMS classiques reproduisent fidèlement les rôles classiques (étudiants, assistants, professeurs) et ne permettent pas de gérer ces échanges pairs à pair. C’est là leur plus grand manque.

\-       Dimension sociale du MOOC : de nouvelles fonctionnalités sont nécessaires pour travailler entre pairs, se juger entre étudiants et obtenir des accréditations progressives (badges). Les LMS classiques reproduisent fidèlement les rôles classiques (étudiants, assistants, professeurs) et ne permettent pas de gérer ces échanges pairs à pair. C’est là leur plus grand manque.
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Ces défauts pourraient être dépassés et ces plateformes sont malgré tout employées dans le cas de MOOCs à effectif petit (moins de 10 000) mais aucune ne s’est vraiment placée dans ce nouveau domaine.
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Les principaux acteurs sont :
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\-       * edX \[10\], seconde fondation américaine parmi les plus connues, après Coursera, qui a rendu son code source public

\-       * Class2go de Stanford, qui a démarré très fort sur les MOOCs et qui vient de fusionner avec edX

\-       * Coursera \[11\] qui ne distribue pas son code, qui se veut élitiste, et dont la fondation a des visées commerciales

\-       * Course Builder \[12\] de Google car ce géant ne pouvait pas être absent de ce chantier de l’information ; le code est disponible.

\-       * OpenMOOC, code ouvert développé pour l’UNED, déjà citée.
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Cette liste n’est pas limitative, de nouvelles initiatives ouvertes ou commerciales, se font connaître tous les jours. Partout en Europe, en Allemagne, en Espagne, en France et ailleurs de nouvelles solutions sont annoncées : un champ entier s’ouvre pour la formation tout au long de la vie et les MOOC représentent une opportunité nouvelle tant pour les développeurs que pour les entreprises de formation continue. Quelles plateformes l’emporteront ? Il est impossible de le dire aujourd’hui. Parmi les plateformes privées, nul doute que les grands du secteur (Blackboard, Instructure,…) voudront leur part mais de nouveaux acteurs comme Google et d’autres entreprises,  leaders dans le monde des nouvelles technologies sont à l’affut.
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# Le support pédagogique local, dans chaque université, pour aider les enseignants à réaliser et à faire fonctionner les cours.
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Explicitons :

# Un cours MOOC doit fonctionner sur une plateforme virtuelle dans le cloud. C’est la seule méthode pour supporter les variations de charge à un coût raisonnable car cela permet d’augmenter ou diminuer le nombre de serveurs en fonction du nombre d’usagers connectés, nombre plus important au début et variable en fonction du jour et de l’heure. Sinon on est obligé de disposer à l’avance de la puissance en réserve, ce qui est très onéreux.
# Une plateforme MOOC nécessite du personnel informatique de bon niveau pour en assurer le fonctionnement. Gérées dans le cloud, ces plateformes virtuelles permettent de minimiser le nombre de spécialistes. Le rôle de ce personnel est non seulement d’assurer les conditions d’une bonne production mais également d’ouvrir les instances virtuelles pour chaque cours (un cours = une instance).








\[5\] SURF : [http://www.surf.nl/en/Pages/default.aspx]









\[6\] FutureLearn : [http://futurelearn.com/]









\[7\] Miriada [http://miriadax.net/]









\[8\] UNEDCOMA [http://unedcoma.es]









\[9\] Iversity : [http://www.iversity.org]









\[10\] edX : [http://www.edx.org]









\[11\] Coursera : [http://www.coursera.org]









\[12\] Course  Builder : [https://code.google.com/p/course-builder/]









\[13\] John Markoff, « Essay-Grading Software Offers Professors a Break »,  NY Times, 4/04/2013









\[14\] Voir par exemple l’annonce de Fujistsu et du MIT sur une nouvelle plateforme « Guided Learning Pathways, [http://www.fujitsu.com/ca/en/news/pr/fla_20130617.html]



\[15\] UNESCO, Policy Brief « Learning Analytics, Novembre 2012, [http://iite.unesco.org/pics/publications/en/files/3214711.pdf][https://docs.google.com/viewer?url=http://iite.unesco.org/pics/publications/en/files/3214711.pdf&embedded=false&chrome=false&dov=1]






\[15\] UNESCO, Policy Brief « Learning Analytics, Novembre 2012, [http://iite.unesco.org/pics/publications/en/files/3214711.pdf][https://docs.google.com/viewer?url=http://iite.unesco.org/pics/publications/en/files/3214711.pdf&embedded=false&chrome=false&dov=1][https://docs.google.com/viewer?url=http://iite.unesco.org/pics/publications/en/files/3214711.pdf&embedded=false&chrome=false&dov=1]









\[16\] « European MOOC Stakeholder Summit, [http://moocs.epfl.ch/eu-mooc-sommet], Lausanne, 6-7 juin 2013









\[18\] Mathieu Cisel, « Bienvenue au Far West », Educpros, 1/07/2013, [http://blog.educpros.fr/matthieu-cisel/2013/07/01/mooc-bienvenue-au-far-west/]









\[19\] Yves Epelboin « MOOC une vision Européenne », décembre 2012, [http://wiki.upmc.fr/x/PYCP]









\[20\] Tony Bates, « on e-learning from the University of Ottawa » 8/06/2013,









\[21\] TERENA, « The Trans-European Research and Education Networking Association », [http://www.terena.org]









\[22\] EUNIS, « European University Indormation Systems Organization », [http://www.eunis.org]









\[23\] Université Virtuelle de Bavière (en anglais) :