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Yves Epelboin, professeur à l’UPMC-Sorbonne Universités

Directeur du Service Général des TICE, UPMC-Sorbonne Universités

Yves.epelboin@upmc.fr

Une délégation de Paris 2 et Paris 6 a visité trois Learning Centers en Ecosse à Glasgow et à Edinbourg au cours d’un voyage de trois jours du 21 au 23 mars 2011. Elle était constituée de JM Croissant, JC Hunsinger, T N’Guyen de Paris 2 et de moi-même (Paris 6). Nous étions accompagné de Gill Ferrel, spécialiste des Learning Centers au sein du JISC (Joint Information Systems Committee), une organisation qui regroupe les spécialistes des Systèmes d’Information universitaires en Grande-Bretagne.

Gill Ferrell est également consultante de Paris 2 dans la réalisation en cours de leur Learning Center.

Impressions générales

La notion de Learning Center est une invention britannique qui recouvre des concepts qui relèvent classiquement des bibliothèques et des services informatiques pour étudiants en y ajoutant une dimension spatiale. Le bâtiment est pensé pour cet usage. En fonction des ambitions et des moyens disponibles les aspects architecturaux peuvent prendre une importance variable.

L’entrée est toujours contrôlée et il faut disposer d’une carte d’étudiant ou de personnel, analogue à nos cartes d’étudiants pour y accéder. Des gardes sont présents de jour. Des caméras prennent le relais de nuit : certaines zones sont accessibles 24h/24. Cette carte sert également pour payer à la cafétéria ou récupérer ses demandes d’impression.

On y trouve :

  1. Une bibliothèque, à la fois classique – des ouvrages et des journaux papier sont disponibles – et des ressources numériques en ligne, livres et journaux, désignées par le vocable « Learning Resources », accessibles au travers d’un catalogue.

Le rôle de la bibliothèque est fondamental. A titre d’exemple, dans le Saltire Center à Glasgow, les panneaux lumineux, à l’entrée, indiquaient au début « Bienvenue au Learning Center ». Aujourd’hui le message est « Bienvenue à la bibliothèque ».

Ces bibliothèques ne se distinguent pas fondamentalement des nôtres sinon que, partout, les documentalistes sont présents, au contact des étudiants. C’est d’ailleurs une dimension générale : le personnel est immergé dans le public, souvent dans des conditions de confort (bruit, intimité…) qui ne sont pas optimales.

Le personnel, pour la part qui n’est pas immergée avec les étudiants, travaille dans des Open Space gigantesques (50 personnes ou plus) vaguement cloisonnés à mi-hauteur par groupes de 8 à 12 bureaux cote à cote. De petites salles de réunion sont prévues, sur le coté ainsi qu’une cafétéria où ces personnes peuvent discuter. Ces conditions de travail, qui nous ont interpellées, semblent acceptées bien que nos interlocuteurs reconnaissent que ce n’est pas idéal.

  1. Des zones avec des ordinateurs réservés aux étudiants. Les services offerts sont basiques (bureautique, Internet, ouvrages en ligne). Ces zones se distinguent par leurs environnements en fonction de leur taille, de leur intimité et de l’usage prévu (passage rapide, travail de longue durée seul ou en groupes…) comme nous le verrons dans les visites. Elles peuvent être très travaillées dans leur organisation spatiale. Du personnel d’appui technique est immergé dans ces zones. Les enseignants sont absents sauf lorsqu’ils réservent une salle de réunion ou de projet pour leurs cours.

Les espaces collectifs sont très occupés. Pourtant ils sont bruyants et l’intimité est souvent protégée par des panneaux verticaux entre machines. On peut y trouver, cependant, la possibilité de s’isoler partiellement, en petits groupes, au moyen de structures légères fixes ou mobiles, des paravents perfectionnés en quelque sorte. De petites salles (entre 5 et 20 personnes) pour réunions et projets peuvent être réservées par les étudiants ou les enseignants. Certaines sont équipées d’un grand nombre d’ordinateurs, d’autres d’un seul, voire d’aucun (le WiFi est partout). Nous avons même vu des box individuels identiques à des cabines téléphoniques !

Il existe des zones de silence, de taille variable. Elles ont été installées souvent à la demande des étudiants. Pourtant il est frappant de constater comme elles sont vides.

  1. Il existe toujours une cafétéria de grande taille. Pour comprendre leur usage il faut savoir qu’en Grande Bretagne les universités ont la responsabilité de tous les services offerts aux étudiants (restauration, chambres, aide sociale…). Elles organisent donc toujours la restauration, aidées le cas échéant, par les associations étudiantes. La cafétéria remplace donc nos restaurants universitaires, à ce détail important près, qu’elle est immergée dans le Learning Center et qu’on y trouve des ordinateurs ou des zones pour employer le sien, ou se réunir autour d’une table basse pour projeter un contenu sur un écran plat…

Aucun concept n’est donc véritablement innovant. Ce sont la dimension architecturale, l’aménagement des lieux, le regroupent des services et l’immersion du personnel qui font l’originalité de la notion de Learning Center.

Si l’architecture peut être spectaculaire, la qualité des finitions souvent supérieure à ce qu’on trouve dans des lieux pour étudiants en France, on est frappé par la simplicité du mobilier : tables de travail pour els ordinateurs, et surtout mobilier de la cafétéria. Nos interlocuteurs, très pragmatiques, nous ont expliqué que l’usage intensif qui en était fait, obligeait à les amortir sur cinq ans, donc justifiait le fait de ne pas investir dans le luxe.

Je n’ai vu aucune dimension pédagogique. Les enseignants empruntent des salles mais ne sont pas présents. Ils viennent lorsqu’ils ont besoin de lieux adaptés à leurs projets (cours, réunions en groupes de taille variée, entretiens individuels) mais aucune permanence de support n’est assurée, à la différence des bibliothécaires et des personnels d’appui informatique.

On ne met pas de logiciels spécifiques à la disposition des étudiants : ceux-ci les trouvent dans les laboratoires de TPs spécifiques aux matières enseignées. Nous n’avons pas visité ces salles soit parce qu’elles ne dépendent pas des mêmes services soit parce qu’elles ne sont pas situées dans le centre.

L’informatisation des services est toujours très poussée et la carte professionnelle en est la clé : prêt, rendu de livres, paiement (cafétéria, impressions…). Certaines zones sont ouvertes 24h/24, des caméras contrôlent tous les espaces mais des vigiles ne sont jamais bien loin.

Les règles de sécurité sont probablement moins strictes qu’en France car on n’hésite pas à placer des tables avec des machines dans les zones de passage.

Caledonian University Glasgow (Saltire Center)

CUG est une université dans la ville de taille moyenne (17 000 étudiants). Les bâtiments sont regroupés sur un campus et sont affectés, de façon classique, aux disciplines.





Figure 1. Entrée du Saltire Center

Le Learning Center est un bâtiment spectaculaire, au milieu des autres, plus conventionnels. Notons la présence d’un bâtiment de « qualité supérieure » à l’intention de la formation continue (standing oblige) et d’un autre, réservé aux associations étudiantes, qui gère également une caféteria, apparemment en harmonie avec le Learning Center.
Le Saltire Center a été construit en 2004. Son fonctionnement démarre véritablement en 2006. Il frappe d’abord par son architecture. La cafétéria et l’espace convivial (il sert également à des manifestations artistiques de grande taille) sont au rez-de-chaussée. L’entrée est au 1er et on y accède par une longue rampe.

Au-delà des contrôles d’entrée un espace est réservé à des expositions temporaires ou marchandes (figure 2). On surplombe le rez-de-chaussée et la cafétéria et l’espace convivial attenant (figure 3).

Figure 2. Au-delà du contrôle d'entrée des boutiques

Figure 3.Expositions temporaires et vue en surplomb

Figure 4. Espace convivial vu des comptoirs de la cafétéria

Figure 5.Signalétique d'entrée de la bibliothèque

En avançant encore on trouve des panneaux lumineux sophistiqués qui renseignent sur les activités. La signalétique intelligente ou classique est très pensée et fait appel aux technologies modernes. Nous avons retrouvé ce souci du détail partout.

Figure 6. Affichage des salles disponibles et des activités

Figure 7.Espace bibliothèque

Les étudiants sont informés des postes informatiques disponibles, des salles et de leur réservation, des événements…

La bibliothèque est répartie sur plusieurs niveaux, largement ouverte sur les autres espaces (figure 7). Il n’existe pas vraiment de barrières même si des dispositifs antivol sont partout présents.

Notons la présence de nombreux usuels sous forme papier. Le catalogue est accessible de chaque poste et les ouvrages numériques sont nombreux mais le papier n’est pas mort. Un système de rayonnages mobiles sophistiqué permet de gagner de l’espace. Nous le retrouverons ailleurs.

En montant dans les étages on trouve encore des zones de bibliothèque et des espaces avec ordinateurs calmes ou des salles de réunions, de projets équipées de un ou plusieurs machines. L’organisation de ces salles a déjà été évoquée dans la première partie.


Telford College

Telford College, situé dans la périphérie de Edinbourg, ressemble à un IUT et à un centre de formation continue ou en alternance. Les études correspondent aux premières années de l’université. Il couvre des disciplines variées, depuis les métiers paramédicaux jusqu’au tourisme en passant par la décoration et la plomberie ou le sport. 20 000 étudiants y travaillent à temps plein ou pour quelques semaines seulement. Le Learning Center est complètement intégré dans le bâtiment. De fait il en constitue l’entrée principale (figure 8).

Figure 8. Entrée du Collège et du Learning Center

Figure 9. Vue de la salle cafétéria et évènementielle

On peut presque dire que le collège est le Learning Center.

Là aussi les contrôles sont stricts à l’entrée : badge d’identification, vigiles présents et caméras de surveillance. Grâce à ces moyens sophistiqués la partie Learning Center et la bibliothèque sont accessibles 24h/24.

On entre de plein pied dans une zone cafétéria et restauration de grande taille. Rappelons que cela remplace les restaurants du CROUS, en France, et que le collège est construit dans une zone industrielle où il n’existe pas grand chose.

Comme à Glasgow la signalétique est pensée. Les britanniques sont pragmatiques et visent à l’efficacité. Le mobilier (tables, chaises) est simple, voire très simple. Nous l’avons déjà remarqué à Glasgow. La raison n’est pas seulement une économie d’investissement mais une vraie réflexion sur l’amortissement : il faudra le renouveler, vu l’usage intensif et les dégradations, dans cinq ans tout au plus.

A la différence de Glasgow, salles, informatique et bibliothèque sont séparés, au premier. Seuls se trouvent des box pour consultation privée (figure 10) car l’accueil est un guichet unique qui doit répondre à toutes les demandes des étudiants avant de les envoyer à l’étage.

Figure 10. Espace de confidentialité

Lorsqu’on monte à l’étage, l’espace accessible en libre service, se présente sous la forme de longues salles appelées rues. Les concepteurs en sont très fiers : il faut les traverser dans toute leur longueur pour accéder aux salles de projet et de réunions que les étudiants et les enseignants peuvent réserver. On y travaille donc, on y retrouve ses connaissances. Tout ceci est assez bruyant.

Dans la deuxième partie mi-bibliothèque, mi-salle informatique le silence et l’intimité sont recherchés. Des panneaux verticaux isolent des groupes de machines (figure 11).

Rien de particulier. Pas de recherche particulière ni dans la décoration ni dans l’agencement.

Le seul concept à retenir est la salle d’examen (figure 12). Les enseignants peuvent la réserver pour un examen collectif mais il est aussi possible d’y passer l’examen lorsqu’on le désire. Une personne veille dans une salle attenante et attribue une machine à l’étudiant, configurée avec les questionnaires adéquats.  

Figure 11. Salle informatique "calme"

Figure 12. Salle d'examen

Ils déposent dans un casier, près de l’appariteur, leurs documents, sac et téléphone.

Lorsqu’elle n’est pas utilisée les enseignants peuvent employer cette salle pour un usage classique. Les cloisons doivent alors poser un problème pour échanger !


   La bibliothèque est classique -à ceci prêt que le personnel est toujours très immergé- et on y trouve, comme chez nous, des postes de travail et des ouvrages papier.



Nous y avons remarqué un dispositif original à l’attention des étudiants qui amènent leur ordinateur. Des casiers blindés permettent de protéger ces machines du vol. De façon analogue à ce qu’on trouve dans des hôtels, ils se ferment après identification par la carte d’étudiant et ne se rouvrent qu’avec la même carte. Chaque case comporte une alimentation électrique pour pouvoir recharger sa machine. C’est la vraie solution au problème de l’alimentation des machines personnelles : les étudiants utilisent ces casiers à l’heure du déjeuner ou lors d’un cours sans ordinateur et travaillent de façon autonome le reste du temps.

Figure 13. Casiers blindés de rechargement


Note ajoutée en 2012 : l'UPMC a acquis un tel dispositif. Il est visible au SG TICE, dans l'Atrium.




Queen Margaret University

Le bâtiment de QMU est de construction récente puisqu’il a été inauguré en 2008. A l’origine, école technique située dans Edinbourg, elle a changé son nom en 1972 lorsqu’elle est devenue une véritable université et s’est déplacée dans une zone industrielle périphérique en 2007. C’est une petite université par le nombre d’étudiants : 6400 et le Learning center est pratiquement confondu avec le bâtiment principal.

Figure 14. Entrée

Vue en avançant

L’architecture intérieure est éblouissante. Passé le guichet d’accueil et de contrôle classique, les salles informatiques en libre service s’offrent à la vue, étagées en plusieurs demi niveaux. Le tout se présente sous la forme d’un atrium avec un bloc de salles privatives suspendues au milieu, de façon à ne pas perdre tout cet espace vertical.

La bibliothèque s’ouvre largement sur le coté droit. L’aménagement a été très réfléchi de façon à pouvoir placer beaucoup de machines (800 environ) sans jamais donner le sentiment d’accumulation. Les services offerts sont, là encore, basiques : accès internet, bureautique et catalogue des ouvrages. Les machines, dans la plupart des espaces, ne permettent même pas de regarder des vidéos. Le personnel est immergé, documentalistes comme informaticiens. Ceux-ci sont même organisés de telle façon qu’ils doivent circuler au milieu des étudiants et comme ils sont reconnaissables à leur badge, ils sont fréquemment interpelés.

Les usuels papier occupent un minimum d’espace : nous avons retrouvé le dispositif de Glasgow avec un système de rayonnages, glissant sur des rails, de façon à n’ouvrir que quelques espaces de circulation à la fois entre les rayonnages. Plus de 8000m linéaires tiennent ainsi dans un espace minimum (figure 15).

Figure 15. Rayonnages coulissants

Figure 16. Bornes multiservices

Le retour des livres est complètement automatisé et peut se faire 24h/24 : l’étudiant présente sa carte et, selon le cas, ceci déclenche l’ouverture de l’un des deux volets de la boite à lettres de dépôt. Le premier pour les livres réservés qui devront être remis en circulation immédiatement, le second pour ceux devant retourner dans les rayonnages ou la réserve. Le travail des magasiniers s’en trouve partout facilité.

De façon plus générale l’informatisation a été très poussée : des bornes multiservice permettent, en présentant sa carte d’étudiant ou de membre du personnel, de recharger sa carte pour payer à la cafétéria ou ailleurs, de suivre ses dépenses ou de débloquer les impressions (toutes sont payantes) ou tout autre service payant.

Figure 17. Box de travail individuel

On trouve aussi toutes sortes d’espace de travail : salles de projets (une dizaine de personnes) avec ou sans ordinateurs, à l’étage une grande zone confortable silencieuse, voire même des box de travail personnels qui ressemblent furieusement à des cabines téléphoniques (figure 17) !  

Figure 18. Libre service. Gill Ferrell du JISC, notre guide

On accède à la cafétéria, au rez-de-chaussée, après avoir traversé les zones bruyantes d’ordinateurs (figure 14). Celle-ci n’est pas très différente dans son agencement et sa décoration d’un self-service commercial français. On y trouve même une boutique avec des produits d’épicerie courante ou même des souvenirs (figure 18). N’oublions pas que l’université gère directement ses 800 chambres d’étudiants, à 100 m du Learning center, et que les étudiants ne trouvent aucun service, alentour, dans cette zone industrielle.

Conclusion

Que retenir, pour la création de Learning Centers ?

Une architecture et un aménagement intérieur

Les lieux sont pensés pour l’échange, pour le passage des zones de travail à celles de détente de façon douce, pour le mélange des genres. La bibliothèque n’est pas un château barricadé et isolé. On pourrait craindre des salissures et des dommages lorsqu’on peut passer de plein pied d’une zone de restauration vers les rayonnages, pourtant les lieux sont propres, très probablement, parce qu’il existe un personnel d’entretien suffisant.

La signalétique est claire, très riche, complétée par des panneaux informatiques et lumineux. La signalisation au moyen d’écrans plats, de toutes tailles, est abondante. Des écrans sensibles sont employés partout où il faut entrer une information courte, un mot de passe par exemple, lorsqu’on emploie sa carte d’étudiant ou de personnel. Certains d’entre eux sont prévus uniquement pour récupérer ce mot de passe  en cas d’oubli !

On se déplace aisément. Les circulations ont été très étudiées ainsi que les points de vue. Le mobilier est simple dans les zones bruyantes et les salles de travail. A l’opposé les zones de silence sont cosy : moquette, canapés, les meubles sont un peu plus sophistiqués.

Tout ceci ne peut se faire qu’avec des spécialistes, architectes d’intérieur ou équivalents. Comme la notion de Learning Center est nouvelle, ils devront être suivis de très prés.

Des lieux de repos et de travail

Le Learning Center offre toute la gamme de lieux à occuper :

  • Pour la détente, la cafétéria et ses environs pour des échanges animés en petits groupes, en créant éventuellement une intimité avec des dispositifs mobiles astucieux. N’oublions pas cependant que la cafétéria n’est, en France, qu’un complément à d’autres points de restauration, alors qu’en Grande Bretagne c’est le point central.
  • Pour le repos et la réflexion personnelle ou le travail individuel, avec des fauteuils et tables dans le silence de certaines salles de bibliothèques
  • Pour le travail en groupes organisés dans des salles de projets avec des équipements informatiques et multimédia divers en fonction de l’usage prévu.

Des équipements informatiques

Dans ce domaine on retiendra uniquement une intégration très poussée des services de bibliothèque et l’usage de la carte d’étudiant comme moyen de paiement et d’identification. Rien qui soit hors de notre portée. Les aspects financiers du paiement sont certainement plus simples en Grande Bretagne où l’université agit comme n’importe quelle entreprise privée. 

Il ne faut pas copier l’informatique pour étudiants : les services proposés sont trop élémentaires : bureautique, internet et accès aux documents numériques existant dans la bibliothèque. 

Retenons seulement la salle d’examen de Telford College.

Une absence étonnante de la pédagogie

Alors qu’on a pris le plus grand soin d’immerger tout le personnel d’accueil, d’aide et d’assistance possible, au milieu des usagers – Saltire Center a été jusqu'à y installer la scolarité et les services sociaux- les enseignants sont les grands absents : pas de lieu reconnaissable où l’on peut interroger quelqu’un, peu d’applications pédagogiques. Elles existent certainement mais visiblement en dehors du Learning Center.

Cette dimension pédagogique, élément fondamental du département LUTES du SGTICE, à l'UPMC, est complétement ignorée : pas d'accompagnement des étudiants dans leur usage des TICE pour les matières qu'ils étudient, pas de proposition de sites de références dans les domaines étudiés, pas de présence d'enseignants dans ces spécialités. De fait les Learning Centers sont un mixte de salles de bibliothèques numériques et de salles informatiques soit en libre service soit sur réservation, mais dans des configurations toujours standard.

Lorsqu'on interroge les responsables sur leurs relations avec les enseignements et les enseignants, leur réponse montre clairement que cela n'est même pas envisagé.

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